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Paul - Ordonné diacre le jour de l'Ascension 2018

 

Ordination Diaconale Paul

 

Paul de LAPASSE est en insertion pastorale dans notre paroisse depuis septembre 2017. Ordonné diacre lors de la fête de l'Ascension le 10 mai 2018 par Monseigneur Marc AILLET, il se prépare à devenir prêtre. Pour cette belle cérémonie une petite équipe paroissiale de chanteurs a prété main forte à la chorale des séminaristes dirigée par Iban ERGUY.

 

Chorale pour Paul

1986

Naissance dans les Landes

2010

année de césure dans la marine

 

2011

 

Entrée au séminaire

 

2017

Arrivée dans notre paroisse

2018

Ordonné diacre

2019

Etudes à Rome

Pourquoi je veux devenir prêtre ?
 

Fils d’un bayonnais et d’une landaise et ayant beaucoup déménagé à cause du métier de mon père, il m’a paru naturel de revenir au séminaire dans la ville de mes grands-parents. Quelques années avant, il y avait eu la réouverture de son séminaire, grâce, entre autre, aux nombreuses prières qui montent des chapelles d’Adoration permanente de Bayonne et de Pau pour demander des vocations pour le diocèse.

A Jean le Baptiste qui préférait être baptisé par Jésus plutôt que de le baptiser lui-même, Jésus rétorque : « Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice », Mt 3, 15. C’est un peu ainsi que j’ai vécu le moment où Jésus me faisait comprendre, dans le silence de la prière, qu’Il m’appelait à Le suivre par le Sacerdoce. Cela m’est arrivé alors que je faisais un service d’un an dans la Marine nationale au milieu de mes études dans le secteur du bâtiment. Presque deux ans plus tard, je rentrai au séminaire de Bayonne.

 

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J’ai la joie de répondre à l’appel du Seigneur car Il m’a donné les moyens d’ouvrir mon cœur à sa Parole. Ces moyens sont uniques pour chaque personne. Pour toucher mon cœur, il m’a donné une famille chrétienne dans laquelle j’ai compris que Jésus était une personne et un membre de la famille. Malgré toutes ses limites, ma famille m’a fait toucher du doigt que j’étais aimé de Jésus et qu’il voulait entrer en amitié avec moi. La prière familiale régulière m’y a beaucoup aidé.

Petit à petit, Jésus a fait naître deux convictions dans mon cœur : Il a un plan, une mission pour ma vie (comme pour chacun de nous) ; suivre cette mission est une garantie de bonheur et de joie. Donc, depuis l’âge où je me demandais ce que j’allais faire de ma vie, j’ai prié Dieu de me dire quelle était ma mission : « que veux-tu que je fasse Seigneur ? ». Cela a pris du temps et m’a appris à me mettre à l’écoute de Dieu, dans la prière, dans la lecture des Écritures, dans les personnes rencontrées et dans les événements de ma vie.

Et puis la Mère de Jésus, qui est Notre Mère du Ciel, m’a accompagné toutes ces années. J’ai eu la joie de prier le chapelet quotidiennement depuis longtemps, parfois j’abandonnais cette pratique qui peut paraître aride mais j’y revenais toujours. Ces « Je vous salue » répétés inlassablement m’ont permis de me mettre à l’école de Marie qui médite tous les événements de la vie de son Fils dans son cœur. Elle m’a aussi aidé à vivre les sacrements, notamment celui de la réconciliation et la messe, source et sommet de notre vie de chrétien où Jésus se donne réellement à moi. Cette fréquentation de Jésus m’a poussé à donner de mon temps pour les autres notamment à travers le scoutisme qui m’avait beaucoup apporté. J’ai donc voulu rendre un peu de ce que j’avais reçu. Mais les jeunes surtout m’ont beaucoup apporté, ils m’ont appris à devenir un transmetteur de ce que j’avais reçu : tout ce qui relève de la formation humaine, l’éducation mais aussi la foi.

Des prêtres, que j’ai rencontrés et qui sont devenus des amis, ont aussi compté pour moi. J’ai pu voir à quel point c’était beau d’être prêtre et que cela rendait heureux. Mais cela ne suffit pas pour être prêtre. Il faut être appelé. Cet appel, je l’ai reçu alors que j’avais 23 ans, après une messe de semaine, dans le silence de l’action de grâce, le Bon Dieu m’a fait comprendre clairement que c’est là qu’Il m’appelait. Je n’ai pas répondu tout de suite, au contraire, j’ai eu peur. Un mois après, sûr que Dieu n’abandonne pas ses enfants, j’ai répondu oui dans la prière et cela m’a donné une grande paix, une paix surnaturelle. Même si cela n’enlève pas les difficultés et les épreuves, je sens bien que cette paix est profonde.

 Mon investissement dans la paroisse

A 31 ans, je viens d’achever 6 années au séminaire de Bayonne où j’ai beaucoup reçu tant spirituellement que fraternellement. J’ai aussi beaucoup reçu de mon insertion pastorale au sein de l’équipe d’aumônerie de l’hôpital de Bayonne au service des malades et du personnel soignant, je continuerai régulièrement à y servir. Je suis très heureux d’arriver à la paroisse de Saint Pierre de Nive-Adour où j’ai trouvé un accueil très chaleureux et une belle ambiance tant chez les prêtres que chez les laïcs. Je vais enfin pouvoir découvrir une paroisse plus profondément avec toutes ses réalités, sa diversité et ses richesses. J’espère être le plus réceptif possible à tout ce que vous pourrez m’apportez pour m’aider à avoir un cœur de prêtre, je me confie à vos prières, soyez sûrs des miennes pour vous tous. Que Notre-Dame nous obtienne de son Fils une pluie de joies et de grâces pour toujours plus Lui ressembler !

 
 Quel est ton saint préféré et pourquoi ?  

Mon saint préféré est Saint Vincent de Paul. 

 

C'est un saint qui me touche beaucoup. Tout d'abord parce qu'il est né tout près de Buglose dans les Landes et quand j'étais petit, je passais une partie de mes vacances tout près dans la famille de ma mère. Et puis parce qu'il s'est converti alors qu'il était déjà prêtre, ce n'est jamais trop tard !

Il se dévoue alors pour les pauvres, les malades, les femmes et les enfants abandonnés. Il le proclame : "l'amour est inventif à l'infini". Et quand on lui demande ce qu'il aurait bien pu faire de plus, il répond : "davantage !". Le magnifique film (1947), Monsieur Vincent, avec Pierre Fresnay, retrace admirablement sa vie. Vivant en un temps où la France se déchristianisait, il est d'une grande actualité par son effort pour la mission.

Enfin, il aimait beaucoup la Sainte Vierge, Mère de Dieu et notre Mère. "Qu'est-ce qui fait que Dieu regarda la Sainte Vierge ? Elle le dit elle-même : c'est mon humilité".

 Vincent de Paul