|
Le Seigneur nous commande de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés (cf. Jn 13, 34) : c’est l’amour de Jésus qui fait naître l’amour en nous. Le Christ lui-même est la référence du véritable amour : cet amour fidèle pour toujours, pur et inconditionnel, cet amour qui se donne sans vouloir posséder.
|
Marie est la mère de toute l'Église, qui peut se tourner vers elle avec une confiance filiale, certaine d'être entendue, protégée et aimée.
|
|
![]() |
|
Dans le journal famille chrétienne de cette semaine, le P. Pierre-Alain Lejeune répond à la question d’une lectrice : « Comment Jésus peut-il monter au ciel, alors que ce n’est pas une réalité physique ? » Il commence par rappeler les mots de Youri Gagarine, à son retour sur terre, après le 1er vol dans l’espace, en 1961 : « Je n’ai pas vu Dieu, là-haut. » « S’en tenir à ses propos, c’est avoir la vue bien basse », poursuit le P. Pierre-Alain. « Car au sens chrétien, le « ciel » ne désigne pas un lieu précis, mais plutôt ce qui est au-delà du monde sensible : le monde de Dieu. Il n’est donc pas plus en haut qu’en bas, d’un côté que de l’autre. Il est au-delà du temps et de l’espace. Il échappe à notre expérience sensible. Pour autant, il ne faut pas écarter ce vocabulaire que Jésus emploie fréquemment. Parce que, en tant qu’êtres humains, nous sommes situés dans l’espace et le temps, et c’est dans cette condition terrestre que Jésus nous a rejoints. Et puis, cela dit quelque chose des combats qui se jouent en nous, tiraillés entre la lourdeur de notre péché et l’élévation à laquelle Dieu nous appelle. Nous sommes, dit St-Paul, « citoyens des cieux », faits pour le ciel, faits pour Dieu. Notre vraie patrie, notre centre de gravité se trouve en haut, en Dieu. Quand Jésus monte au ciel avec son corps, il ne quitte pas notre condition humaine, il la fait entrer dans le monde de Dieu. Dans le processus de l’enfantement, quand la tête est passée, tout le corps suit. C’est là notre espérance, et tout le sens de la solennité de l’Ascension. Nous sommes membres de son corps, et puisque la tête est passée, nous passerons aussi ! » Quel message retenir ? Jésus retourne vers son Père. C'est bien pour lui, c'est bien pour nous. Mais il ne s'évade pas de notre condition humaine. Ressuscité, il reste présent avec nous, d’une manière nouvelle. L'Ascension n'est pas la fin de l'aventure entre Jésus et ses disciples. Au contraire. Elle est l’histoire d’une séparation, d’une promesse, et d’un envoi en mission. Une séparation. Jésus se sépare de ses amis. Une dernière fois, il leur apparaît avant de retourner au ciel, vers son Père. Il ne partagera plus leur quotidien. C’est un vide, un arrachement à vivre. Un deuil à faire. Une surprise à accueillir. Mais il ne les abandonne pas pour autant. La joie n’est pas loin. Il « monte au ciel ». Il retourne dans le monde de Dieu d’où il est venu. Il y retrouvera son Père. Une promesse. En même temps qu’il nous quitte, il nous promet l’envoi de son Esprit-Saint, et sa présence avec nous chaque jour jusqu’à la fin des temps. Il ne sera plus présent à l’extérieur mais à l’intérieur. Désormais, nous pourrrons le retrouver, à tout moment, en tout lieu de l’univers. Un envoi en mission. Il nous envoie, témoins de son amour. Allez. Ne restez pas à regarder le ciel. Vous êtes attendus en tous ces lieux ou les hommes souffrent, ou plus de vie doit être apporté, où le mal est à combattre, où son pardon fait renaître. L'Esprit nous pousse à sortir dehors. D’une certaine manière, Jésus disparaît pour qu'on le reconnaisse dans le frère, la sœur qui est là, à ma porte. Quels appels à la conversion qui touchent nos coeurs ? La question des disciples est la nôtre : « Est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le Royaume ? » Devant les menaces qui pèsent sur notre terre, sur les pays en guerre, sur notre société, nous pouvons nous aussi demander au Seigneur : Que la Paix l’emporte sur la guerre ! Que ton Règne vienne, sur la terre comme au ciel ! La stupeur, la paralysie des disciples devant la disparition de leur Maître est aussi la nôtre. Seigneur, tu vois bien ce qui nous paralyse. Tu vois bien aussi ce qui nous donne de l’élan, telle ou telle joie, tel ou tel projet. Souvent, nous aussi, tu nous surprend, nous prend à contrepied. Apprends-nous à accueillir l’imprévu qui vient de toi. Aide-nous à nous mettre en mouvement. Sur cette terre, nous sommes faits pour le ciel. Que ton départ et la promesse de la venue de l’Esprit-Saint nous dynamisent ! Abbé Benît Nouvel |
|
Le 18 janvier 2026 Théa, après deux ans de cheminement, était baptisée dans notre paroisse. Trois mois après, suite à une longue maladie, elle rejoint le Père. Vous avez à disposition les homélies du Père Jean CASANAVE pour son baptême à Saint Pierre d'Irube et ses funérailles le 20 avril à Navarrenx. |
|
Tous les parents le savent, tous les parents le disent : « Il n’y a pire souffrance que celle de perdre un enfant ». A la mesure de notre seule raison limitée, mourir à 23 ans paraît totalement absurde et déraisonnable. Quand, en outre, le papa est médecin, il peut mieux que quiconque évaluer et anticiper la gravité de la maladie. Et malgré le fardeau de ce souci, il se doit d’accorder à ses patients toute son attention. Cruelle situation ! « La vie est mal faite » me disait une personne à qui j’annonçais le décès de Théa. Est-ce la vie qui est mal faite ou nous qui oublions qu’elle est une fragile victoire sur la mort ? La veille du décès de Théa, deux minutes avant que j’apprenne l’aggravation de son état, je lisais ceci dans l’office du jour : « Par le bain du baptême, Dieu nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus Christ notre Sauveur ; ainsi par sa grâce, nous sommes devenus des justes, et nous possédons dans l’espérance l’héritage de la vie éternelle ». En lisant ce texte de St Paul, je pensais bien sûr à Théa qui avait reçu le baptême il y a trois mois et je m’apprêtais à le lui envoyer mais il était déjà trop tard. Nous avons beau croire que depuis notre baptême (si nous l’assumons vraiment) nous sommes déjà dans la vie en Dieu, la vie éternelle, deux questions demeurent cependant ouvertes : pourquoi passer par la mort ? Et après la mort qu’est-ce qui nous attend? L’expérience des croyants consignée dans la Bible nous dit que le péché des êtres humains, créés pour refléter l’image de Dieu, a gravement perturbé leur existence et celle du monde. La perspective d’une mort que nous considérons comme absurde et sans issue a bouché notre horizon et du coup profiter sans limite de cette vie est devenue pour beaucoup la seule loi, le seul idéal, quitte à briser, à casser et à supprimer le gêneur ou le concurrent. Le climat de guerres et de violences qui est le nôtre en est l’illustration parfaite. Et l’on ne peut s’empêcher de penser que si, depuis que le monde existe, nous avions consacré au service de la santé et de solidarité tout l’argent et tous les moyens gaspillés dans les guerres, la vie sur terre serait plus respirable pour tous. Mais il y aurait toujours la mort. Et malgré tous les progrès réalisés pour atténuer la douleur, il restera la rupture avec tout ce qui fait l’essentiel de notre existence c’est à dire notre vie de relations. Et c’est là que la douleur animale devient souffrance humaine. Mais déjà dans la première Alliance, l’ancien Testament, une fenêtre nous est ouverte : la mort de quelques grands amis de Dieu nous est présentée comme un enlèvement, une assomption. Alors, pourquoi à la suite de la Résurrection du Christ et de notre baptême la souffrance de la mort ne serait-elle pas vécue comme celle d’un enfantement à une vie nouvelle ? Cette perspective changerait tout et dans la conduite de notre vie et dans l’affrontement de notre mort. Depuis toujours les croyants et les théologiens ont essayé d’esquisser une description de cette vie éternelle au-delà du seuil de la mort. Malheureusement, nous n’avons à notre disposition que des images qui nous laissent sur notre faim car nous ne savons en parler que par référence aux limites de notre vie actuelle. Or la vie éternelle ne peut pas être une simple compensation de nos déboires terrestres. Alors quel secours nous reste-il pour envisager une vie autre qui échappe à nos vagues suppositions. Il nous reste, à nous, qui « possédons dans l’espérance l’héritage de la vie éternelle », il nous reste à affronter la nuit et à accomplir dans l’obscurité un immense acte de foi semblable à celui de Marie au pied de la Croix quand tout s’effondrait pour elle et pour son Fils. Marie, à qui Théa a voulu se confier à Lourdes, le jour de Pâques, avant d’entamer sa dernière hospitalisation. Oui, avec l’Apôtre Pierre et avec Théa chacun de nous peut redire « à qui irions Seigneur toi seul a les paroles de la vie éternelle » Amen |
|
Prière Universelle pour les obsèques de Théa.
Merci Seigneur, pour la confiance, le courage, la douceur, la paix, la lumière qui rayonnaient de la présence de Théa Merci Seigneur, par son regard tourné vers le Ciel, Théa a été un exemple de foi pour nous Merci Seigneur, pour les reflexions et questions de Théa qui rejoignaient les notres et nous aider à progresser et à soutenir notre espérance.
Prions pour sa famille, ses amis et tous ceux qui sont aujourd’hui dans la peine. Que ton amour apaise la douleur de la séparation et que leurs regrets ne soient pas sans espérance. Nous t’en supplions. Prions pour les malades et pour tous ceux qui souffrent ; pour tous ceux qui les soignent et les entourent : accorde leur force, courage et espérance. Nous t’en supplions. Prions pour tous ceux qui croient en la résurrection et pour tous ceux qui cherchent la Vérité, pour nous-mêmes et pour tous les hommes. Seigneur, donne au monde la paix et fais nous grandir dans l’amour de nos frères. Nous t’en supplions. |